Correspondance

L’an dernier, je me suis lancée dans la folle aventure d’une correspondance entre ma classe de CM2 et des élèves étrangers.

Épaulée par un super conseiller pédagogique de langues (sans qui je n’aurais jamais bâti un tel projet), j’ai publié mon projet de correspondance en anglais sur la plateforme eTwinning. C’est une plateforme qui met en relation des enseignants européens dans le but de trouver des partenaires pour un projet ou de s’engager dans les projets proposés par d’autres enseignants. Elle offre un espace de travail sécurisé accessible uniquement aux enseignants et aux élèves travaillant sur le projet choisi.

Aperçu de la page d’accueil sur le site eTwinning

Création du projet sur le site

Mon collègue et moi avons pris le parti de faire correspondre ma classe avec des élèves non anglophones afin que les deux classes soient sur un pied d’égalité dans l’apprentissage de l’anglais.

Nous avons publié le projet sur la plateforme. Quelques jours plus tard, plusieurs collègues internationaux ont répondu à l’annonce. Nous avons choisi une collègue turque car le niveau et l’effectif de sa classe correspondaient à la mienne. Il a fallu attendre quelques semaines avant que notre projet soit validé par le Bureau d’assistance national de la plateforme. (Par conséquent, je conseille aux collègues intéressés par une correspondance internationale de s’y prendre à l’avance pour inscrire la classe sur la plateforme.)

L’évolution de la correspondance

Les détails techniques réglés, mes élèves ont pu établir une première correspondance. Dans une présentation multimédia en anglais de leur école et de leur région, les élèves ont d’abord adressé un message collectif à leurs correspondants turcs. Puis chacun a correspondu de manière individuelle avec son camarade étranger: présentation personnelle, échange au sujet de ses loisirs, de ses goûts… La préparation de ces échanges a nécessité la mise en pratique concrète, par les élèves, des apprentissages langagiers (structures grammaticales, lexique). Des élèves, qui d’ordinaire participent peu ou pas en classe, ceux qu’on voit, au mieux, bâiller au fond de la classe ou bricoler on-ne-sait-quoi avec un compas et une équerre, ou au pire, bavarder en français avec un camarade, ceux qui ne sont pas motivés, et bien, ces élèves ont pu découvrir la richesse d’un échange en langue étrangère et redonner tout son sens à l’apprentissage de l’anglais en classe.

 

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